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Blog Voyage
Date de création :
16.02.2008
Dernière mise à jour :
22.04.2008
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Cologne, Allemagne

Posté le 22.04.2008 par arnaudaroundtheworld
Vendredi 22 février 2008-12h45 :

Le Thalys n° 9417 en provenance de Paris arrive en gare de Cologne.
Sorti de la gare une grande dame noire charbon vieille de plusieurs siècles me toise de haut : la splendide cathédrale de Cologne.
Le premier jour petit tour d’orientation en ville et visite de l’intérieur de la cathédrale.
La faim me surprenant vers 14h30, heure inhabituelle pour déjeuner en Allemagne (à cette heure là on pense déjà au dîner de 18h00), je décide de renter chez Burger King (certes ce n’est pas très allemand mais j’ai au moins une excuse : on n’a plus de Burger King en France et un Double Whopper ça ne se refuse pas).
Je ne serai pas déçu : une incompréhension de mon allemand balbutiant m’octroie deux Double Whopper au lieu d’un seul menu n° 2 Double Whopper.
Bref après avoir dégusté mon « quadruple » Whopper, je continue de marcher dans les rues de Cologne en essayant de m’approprier cette ville.

Samedi 23 février 2008 :

Au petit matin je décide de grimper au sommet de la cathédrale de Cologne : un sacré parcours de santé car c’est haut et la montée est assez éprouvante.
Une fois en haut, un splendide panorama sur le Rhin et sur la ville avec le soleil qui tente de percer la brume matinale.
Puis redescente en sous-sol pour admirer les splendides trésors du musée de la cathédrale dont de nombreux calices et autres objets religieux somptueux.
Après découverte du magnifique Musée Romain-Germanique avec tous ses objets datant de l’Antiquité romaine à l’époque où Cologne n’était que la colonie d’Agrippine.
L’état de conservation de nombreuses pièces exposées est étonnant.
A ne pas manquer la splendide mosaique de Dyonisos que l’on peut découvrir depuis l’extérieur du musée.
Pour la petite histoire, cette mosaique fut mise à jour lors de la construction d’un abri anti-aérien en 1941.
Ne pas rater non plus la mosaique des philosophes.

L’après midi visite de EL-DE Haus, l’ancien siège de la Gestapo locale.
Ambiance saisissante dans les étages où entre les salles d’exposition on traverse de longs couloirs aux murs jaunis avec de nombreuses portes que l’on peut imaginer s’ouvrir sur des pièces affectées à des interrogatoires musclés.
Puis au sous-sol, les cellules avec des inscriptions dans plusieurs langues notamment en français et russe.
Seul hic, à moins de prendre l’audio guide en anglais ou d’être germanophone, la visite est peu aisée car toutes les photos sont légendées en allemand.

Sortant de ce lieu chargé de mémoire, la faim se faisant sentir, je décide de goûter un « curry wurst » garanti 100% cholestérol.
Depuis le temps que je voulais goûter un « curry wurst »
Enfin de la junk food allemande (ouf mon honneur est presque sauf).
Tout en me promenant dans les rues de la ville je me dirige vers les ruelles historiques près des bords du Rhin.
Je rentre dans un bar et commande deux Koelsch, la bière locale.
A côté, plein de gens mangent des choses fort appétissantes mais il est tout juste 18h00 et je n’ai pas encore digéré mon currywurst.

Promenade sur les bords du Rhin, où se promènent de nombreux punks.
Je ne savais pas que ça existait encore à part quelques rares spécimens encore visibles à Londres.

Dimanche 24 février :

Petit tour matinal dans le quartier turc derrière la gare et visite d’églises.
Visite du Musée Ludwig avec de nombreuses œuvres d’art contemporain et une intéressante exposition rétrospective sur Piet Mondrian.
Mais une de mes œuvres préférées dans la collection permanente : La gare de Montpellier de Salvador Dali.
Après le musée Ludwig, retour à des considérations plus matérielles avec la visite du musée du Chocolat.
Pour y aller, retour sur les bords du Rhin désertés par les punks de la veille.
Visite instructive du musée du Chocolat avec de très bonnes explications en anglais depuis la récolte de la fêve de cacao, jusqu’à l’histoire et les légendes associées aux grands noms du chocolat : Suchard, Kinder, Lindt, Hershey’s etc… en passant par la chaîne de fabrication industrielle du chocolat.
Les poules et autres cloches de Pâques en chocolat n’ont plus de secret pour moi.

Retour dans le quartier turc pour déguster un lahmacun avant de partir pour Paris.
Ca y est je me suis enfin adapté au fuseau horaire culinaire allemand.
Mais l’heure du retour à Paris approche .
Le temps de prendre quelques rayons de soleil et d’assister à un beau coucher de soleil sur les bords du Rhin et me voilà de retour à bord du Thalys.


Portugal octobre 2006

Posté le 03.03.2008 par arnaudaroundtheworld
Après avoir découvert le Portugal en 2003 en visitant Lisbonne, me voilà de retour dans ce charmant pays.

Tout d'abord, la ville de Porto, blottie sur les rives du Douro, fleuve baignée de la couleur dorée des rayons du soleil qui s'y réflètent.

Ma première visions fut les jolies maisons à flanc de colline aux balcons desquels pend le linge comme dans les villes du Sud de l'Italie, les ruelles étroites qui font penser aux favelas du Brésil mais où on se sent en totale sécurité et dans lesquelles je me suis perdu en m'arrêtant au mauvais arrêt de bus en venant de l'aéroport.

Ce fut également une longue (mais fort sympathique) promenade sur les rives du Douro, avec les pêcheurs, les cyclistes et autres promeneurs pour rejoindre l'auberge de jeunesse qui se trouvait à l'opposé de la ville.
Puis une lutte pour trouver un endroit pour me rafraîchir après cette longue marche.
C'est alors que j'atterris dans le bar des sauveteurs en mer où je dégustai une Super Bock bien fraîche.

Porto c'est aussi la Torre dos Clerigos qui bien qu'ouvert aux touristes se trouve drapée dans une robe de rénovation aux couleurs de la marque de bière Sagres avec l'effigie de Pierce Brosnan.

C'est aussi le Palais de la Bourse dont la facade austère cache de magnifiques trésors comme le Hall des Nations mais surtout le somptueux Salon Arabe au décor mauresque inspiré de la Alhambra en Espagne.

A coté se trouve la magnifique Eglise Sao Francisco qui n'est plus affectée au culte en raison de son orgie d'or considérée comme indécente par le clergé au regard des fidèles du voisinage alors démunis à l'époque de sa construction.

Cette beauté se trouve renforcée par l'extrême gentilesse et amabilité des Portuenses (et de tous les Portugais en général).
Quel plaisir aussi de dîner dans un petit restaurant familial portugais rempli d'autochtones en dégustant une excellente bacalhau (il paraît qu'il existe 365 façons de la cuisiner) des lulas grelhadas avec une bonne bière bien fraîche devant le Telejornal, le match de foot ou la télenovela brésilienne de RTP1 ou SIC.

Ou alors le matin prendre un bica accompagné d'un succulent pastel de nata ou tout autre étouffe chrétien (comme les barrigas de freira etc....).

Après Porto, direction Coimbra, ville universitaire par excellence en embarquant à bord de l'Alfa Pendular qui relie Porto à Lisbonne.
Coincidence de la planification de mon voyage, je suis arrivé à Coimbra un mardi soir veille de la rentrée universitaire.

En effet, la rentrée universitaire se déroule à Coimbra tous les seconds mercredi d'octobre (aux alentours du 13 octobre en souvenir du 13 octobre 1537 date à laquelle l'université s'implanta définitivement dans cette ville).

Le mardi soir en sortant de la gargote où je pris mon dîner, je fus surpris par la chaude ambiance estudiantine qui régnait sur la Praça da Republica et dans les cafés alentours envahis d'étudiants en costume traditionnel et cape noir.

C'étaient également des étudiants qui chantent, qui font du bruit avec des cannettes de sodas vides et qui subissent un bizutage comme le jeu de saute mouton.

La tradition de porter le fameux costume (qui coûte près de 150 euros), longtemps considérée comme une marque de conservatisme durant la dictature de Salazar, sut se moderniser et se perpétuer à travers les siècles.
Malheureusement, je ne pus assister directement au rituel de "queima das fitas", rituel où les étudiants vers la fin de leurs études brûlent le "fita" (ruban de couleur que portent les étudiant qui change de couleur selon la discipline).

Coimbra c'est donc d'abord une ambiance et un art de vivre jeune et étudiant qui s'explique par la présence d'une magnifique université.

A dire vrai c'est la vieille université qui est jolie.

La bibliothèque Joanina dont la porte en teck, les étagères en chêne et les chauves souris protègent les nombreux ouvrages de la chaleur, de l'humidité et des insectes bibliophages mais aussi la Chapelle Saint Michel avec plein d'azulejos, la Sala dos Capelos (où les thésards soutiennent leur thèses et où a lieu l'ouverture solennelle des cours), la Salle de l'Examen Privé (où jadis les étudiants de licence passaient leurs examens) et la tour de la Chèvre dont l'horloge comme dans un monastère pour les moines règle la vie des étudiants.

A coté de l'ancienne université se tiennent des bâtiments modernes comme la Faculté de Lettres construite sous Salazar.
Mais Coimbra c'est aussi sa vieille Cathédrale (Sé Velha) dont la construction commença alors que les Arabes étaient encore aux portes de la ville et la Cathédrale nouvelle (Sé Nova) qui comme la Faculté de Lettres est encore une empreinte laissée par l'architecture moderne de l'Estado Novo de Salazar.

Ce fut le plaisir de me promener dans les petites ruelles et la grande rue commerçante qui commence à la Praça do 8 de Maio.
Et puis avant de repartir pour Viana do Castelo au Nord du Portugal via Porto ce fut aussi le souvenir de la dégustation d'un excellent "Pastel de Tentugal".

Dernière étape de mon voyage au Portugal: Viana do Castelo dans le Nord.
Voyage en train à nouveau de Coimbra à Porto puis de Porto à Viana do Castelo.
Petite ville balnéaire très prisée des Portugais paraît-il, cette ville située à l'embouchure de la Lima une des rivières les plus propres d'Europe et non loin des plages de l'Atlantique, elle connut son heure de gloire lors de la conquête du Brésil et des campagnes des Terre Neuvas partant pêcher la morue à l'instar de leurs cousins de Fécamp en France.
Mais je n'apprendrai à personne l'importance de la morue dans la cuisine portugaise et donc l'importance de cette activité dans l'économie locale.

J'en profitai pour flâner dans les rues de la ville avec leurs jolies façades en azulejos, passer devant les demeures des bourgeois des siècles passés, la place du centre ville, le Museu municipal (je n'ai pas pu visiter le Museu do Traje qui vaut le coup).
Je logeai dans l'auberge de jeunesse donnant sur la marina.

C'est une auberge ultra-propre, moderne, très claire (peut être une des plus belles où j'ai dormi dans le monde entier) mais où bizarement personne ne vient (elle est quasi-déserte) donc j'en profite pour en faire la pub auprès de ceux qui aiment le calme.
Il y a deux cours de tennis en terre battue juste à coté (je ne sais pas si on peut louer une heure)
J'étais dans une chambre de quatre lits avec un petit balcon qui donnait sur la marina.
Comme le dit le Routard, la ligne de chemin de fers ne passe pas loin mais ce n'est pas la Gare du Nord et je n'ai pas été gêné du tout.

A noter pour ceux qui ont le pied marin, une nouvelle auberge de jeunesse installée à bord d'un ancien navire hôpital (le Gil Eanes).

Coté gastronomie, j'en profitai pour manger une dernière bacalhau et déguster en dessert une spécialité: le manjerico de viana (un pur bonheur).

Avant de repartir, ascension de la colline pour atteindre la Basilica Santa Luzia (qui ressemble un peu à la Basilique de Montmartre) et d'avoir un somptueux panorama sur les montagnes environnantes et l'Océan Atlantique.

Pour ceux qui voudraient aller plus haut on peut grimper au sommet de la Basilique mais je la déconseille aux claustrophobes car l'escalier est très très étroit.

Redescente sur terre puis retour à Porto par le train: un tortillard qui met deux heures pour un trajet très court mais qui permet d'apprécier les splendides paysages du Minho.

Dernière soirée à Porto pour savourer un dernier dîner dans une gargotte familiale portugaise à l'accueil légendaire.

Et puis vint l'heure du départ en gardant à l'esprit au delà de la rencontre des gens du pays des rencontres avec des gens des quatre coins du monde très enrichissantes au niveau culturel (espagnols, australiens, québecois, brésiliens, mozambicains etc...).

Arrivée à Paris avec la saudade et l'envie de me replonger dans la lecture des romans d'Antonio Lobo Antunes.








Remembering Hong Kong Septembre 2005

Posté le 03.03.2008 par arnaudaroundtheworld

Il y a presque trois ans je partai à la découverte de Hong Kong.
A cheval entre deux cultures cette ville m'a fasciné par ses contrastes tout comme Istanbul.

Le quartier financier véritable petit New York asiatique auquel on réduit trop souvent cette ville contraste avec les magnifiques paysages montagneux des Nouveaux Territoires, de l'île de Lantau, de Lamma, de Peng Chau et Cheung Chau.

Je fis le choix de me loger en auberge de jeunesse que je ne conseille pas aux personnes habitués à un certain confort et qui recherchent un endroit peu éloigné du centre ville mais à ceux qui aiment les belles vues panoramiques et les contacts très enrichissants avec des personnes de cultures différentes.

En effet, l'auberge de Hong Kong se trouve sur le Mount Davis à une demi-heure en navette gratuite depuis le terminal des ferrys pour Macau et les dortoirs sont très vastes donc peu d'intimité.

Cependant la vue sur le port de Hong Kong vaut le coup surtout en sirotant une bière après un barbecue avec Australiens, Chinois (du continent), Sud Africains, Indiens,Indonésiens en tirant profit de nos expériences personnelles et culturelles.

Bien que situé dans un cadre magnifique (à proximité du Plover Cove Reservoir et de sentiers de randonnées très réputés), l'auberge de Tai Mei Tuk dans les Nouveaux Territoires est peu accueillante et mal éclairée la nuit tombée (vers 18h).

En revanche, l'auberge de l'île de Lantau située à proximité du Grand Bouddha et du monastère adjacent est très propre, l'accueil est très sympa et c'est là que j'ai vécu mon expérience culturelle la plus intéressante.
Etant quasiment bilingue en anglais, je n'ai jamais eu de problème à me faire comprendre en anglais mais là je me suis retrouvé avec deux bonzes bouddhistes venant de Chine continentale qui ne parlaient que le mandarin.

Véritable barrière linguistique mais je fus fasciné de voir qu'en dépit de leur vocation spirituelle, les deux bonzes étaient résolument inscrits dans la modernité (ils me montrèrent un traducteur électronique vocal pour me traduire en anglais ce qu'ils m'expliquaient en mandarin).

Grand moment de bonheur aussi lorsque je vis un bonze sur une mobylette fumant une cigarette et salué de manière bouddhiste par ses condisciples.

Sinon la meilleure période pour visiter Hong Kong est le mois d'octobre (l'automne).
Avant le temps est instable et propice aux typhons (ce qui m'est arrivé fin septembre).
Même si depuis peu de temps un téléphérique permet de rejoindre le Grand Bouddha , la promenade en bus à travers les montagnes de Lantau vaut vraiment le coup.
Je suis également allé à Macao qui jusqu'en 1999 était un territoire chinois sous administration portugaise depuis la chute de Salazar au Portugal, quand le nouveau gouvernement portugais issu de la "Révolution des Oeillets" voulut donner l'indépendance à toutes les anciennes provinces "ultra marinas".

Dès lors ce n'était plus une colonie au sens d'un empire colonial mais un territoire étranger administré par le Portugal.
Très jolie ville où les 5OO ans de présence portugaise ont marqué l'architecture résolument très portugaise qui pourraient laisser penser que nous sommes à Lisbonne.
En marchant sur le Largo do Senado j'avais l'impression d'être sur la place du Rossio à Lisbonne.

Même architecture de mosaique pavée et azulejos.
Bref c'était comme si New York et Lisbonne n'étaient séparés que par une heure de bateau (durée de la traversée entre Hong Kong et Macao).

Macao est aussi un petit Las Vegas avec ses casinos.

Et quelle beauté de revenir à Hong Kong par mer de nuit avec tous les gratte ciels illuminés.
Un souvenir féerique.


Souvenir du 11 Septembre 2001

Posté le 03.03.2008 par arnaudaroundtheworld
Le 11 Septembre 2001 je me souviens encore que je me trouvai à la fin de la visite du Château de Dublin en Irlande lorsque j'appris la terrible nouvelle.
Le guide après la visite nous demanda s'il y avait des Américains parmi nous puis nous annonça que deux avions venaient de percuter le World Trade Center à New York.
Juste quelques minutes avant je pique niquais dans St Stephen's Green insouciant sans me douter de l'horreur qui venait de frapper l'Amérique.Sortant du Château de Dublin, je vis un attroupement dans la rue devant un magasin de téléviseurs dont l' écran indiquait: Breaking news: Terrorists attack America.
Un passant me dit , cédant à l'amalgame que c'étaient les Palestiniens qui avaient commis ces attentats terroristes.
Je devais reprendre l'avion cinq heures après pour retourner à Paris.
Je décidai avec l'ami avec qui j'étais parti de prendre une pinte de bière dans un bar de Temple Bar et nous vimes les télévisions du bar rivées sur les Twin Towers en feu mais pas de son donc impossible de savoir ce qui se passait réellement à New York.

Puis dans le bus me conduisant à l'aéroport une Irlandaise disait que des avions détournés étaient toujours en vol.

Salle d'embarquement de l'aéroport de Dublin: j'appris dans la presse irlandaise du matin que le commandant Massoud venait d'être victime d'un attentat.
Seul sourire de cette journée: un individu de type européen avec une balafre attendait dans la même salle d’attente: je dis à la personne qui voyageait avec moi que c'était notre terroriste à nous.
Ironie de l'histoire il a embarqué en classe affaires: plus près du cockpit dis-je à mon ami.
Et puis l'arrivée en France: enfin le son avec les images en français cette fois et puis pour la première fois depuis longtemps j'éclatai en sanglots.
Voulant m'assurer qu'aucun de mes amis américains ne faisaient partie des victimes, je consultai les listes des victimes dans les jours qui suivirent.
Et par hasard, je m'arrêtai au nom d'une victime pour deux raisons: elle avait le même âge que moi, et était originaire d'une petite ville de Californie où j'avais effectué un séjour linguistique en 1997.
Est-ce que je la connaissais? Non.
Mais j'appris que les enfants de mes voisins avec qui je jouais au baseball la connaissaient personnellement.
Elle s'appelait Lisa Frost, elle était passagère du vol American Airlines 11 qui devait s'écraser sur la Tour Nord du World Trade Center.

Gand-Belgique août 2006

Posté le 03.03.2008 par arnaudaroundtheworld
Magnifique ville que cette cité de Gand qui jusque dans les années 1500 était la deuxième ville d'Europe après Paris et qui fut la capitale du Royaume de France en exil sous Louis XVIII pendant les Cent Jours de Napoléon.
Moins artificielle que Bruges, elle ne s'est jamais contentée d'être un musée pour touristes et malgré son attrait touristique, elle reste une ville très vivante et très animée.
Le samedi 14 août 2006 au soir quelle fut ma surprise de découvrir la vie nocturne de Patershol avec tous les jeunes Gantois faisant la fête.
Coté touristique les amateurs de pierres ne manqueront pas le Château des Comtes de Flandres (Gravensteen) qui malgré sa restauration moderne au XIX ème siècle reste bien conservé (et que certains comparent même au Krak des Chevaliers en Syrie) ainsi que le Château de Gérard le Diable qui marqua autrefois la frontière entre le Saint Empire Romain Germanique et le Royaume de France.
Très intéressant également le musée des Alijnn qui se situe dans une très belle cour remplie du son de l'orchestre de la kermesse au moment où je l'ai visité et qui présente l'intérêt d'expliquer les différents stades de la vie et les rites sociaux qui leur sont liés dans la société gantoise du siècle dernier (notamment la signification du petit personnage en speculoos remis par le jeune homme à la jeune femme qu'il convoitait).
En effet, si la jeune fille rendait le petit personnage à son prétendant avec la patte cassée cela signifiait qu'elle n'était pas intéressée.

Ne pas manquer la Cathédrale de Saint Bavon qui abrite le retable de l'Agneau Mystique des frères Van Eyck et la crypte qui abrite temporairement de magnifiques oeuvres à caractère religieux du Musée des Beaux Arts fermé pour travaux.
Promenade intéressante le long des canaux , dans les béguinages et dans les environs du Pont Saint Michel .
Coté gastronomie, je n'ai pas pu résister au cornet de frites dans les "Frituur" avec tous les assortiments de sauces imaginables (le must fut les frites mayonnaise ou plutôt la mayonnaise aux frites comme vous voudrez),aux gaufres, aux excellentes bières pas chères et bien mieux servies qu'en France.
Notamment j'ai gardé un très bon souvenir de la Gouden Carolus, la bière de Malines (Mechelen), petite ville fort jolie marquée par son passé de capitale des Pays Bas catholiques.
Le seul hic fut que cette visite de Malines a été accompagnée par une abondante pluie: bref à part la Grand Place, la Cathédrale et les bars je n'ai malheursement pas pu apprécier la ville à sa juste valeur et notamment le fameux quais aux Herbes.
Cependant cette journée pluvieuse m' a laissé un sourire quand passant devant une permanence d'un parti politique flamand (social démocrate) je vis une gigantesque rangée de chopes de bière vides qui attendait le militant pour la future réunion.
Voilà peut être une idée conviviale que les partis politiques français pourraient utiliser pour intéresser les gens au débat et recruter de nouveaux adhérents.
Enfin il semble que la Belgique ait trouvé un argument consensuel pour parler politique dans la bonne humeur.

Italia 2006

Posté le 03.03.2008 par arnaudaroundtheworld
Le week end de la fête nationale approchait en cette année 2006 et je me préparais à partir pour Milan en Italie.
Passer le 14 juillet dans un pays qui nous a pris la Coupe du Monde, c'est une vraie trahison diront certains, de la pure folie ou un comportement totalement suicidaire diront les autres.
Et bien c'est vrai c'était un pari risqué mais cétait prévu depuis longtemps et la cuisine italienne vaut bien une coupe du monde perdue et un cornet avec 3 boules de glace italienne aux parfums extraordinaires vaut bien plus qu'un coup de boule.
J'espérais juste que je ne serai pas démasqué et massacré par les tifozi italiens pour pouvoir tout vous raconter.

Et puis me voilà revenu de Milan sain et sauf sans avoir été démasqué.
On a bien vu que j'étais étranger mais jamais on a vu que j'étais français.
Milan est vraiment une jolie ville même si elle est aussi une ville industrielle et le poumon économique de l' Italie.
A part quelques exceptions qui voulaient confirmer les préjugés, les Milanais sont vraiment sympas.
Quel délice en ce 14 Juillet d'être entré par hasard dans une pizzeria qui offrait une part de margherita gratis pour son premier jour d'ouverture et de voir une nuée d'Italiens se ruer dans la boutique pour manger aux frais de la princesse.Le seul hic est que la pizza n'était pas terrible.
Sinon, il y a eu la visite incontournable du Duomo magnifique Cathédrale de Milan.
Malheureusement toute la face du bâtiment donnant sur le parvis était en rénovation.Heureusement l'intérieur et la terrasse m'ont consolé.
Magnifiques musées comme la Pinacoteca di Brera et la Pinacoteca Ambrosiana.
Enfin, le bonheur d'un aperitivvo au coucher de soleil sur les Navigli avec une bonne caipirihna bien fraîche et pleins de délicieux anti-pastis gracieusement offerts suivi de la dégustation d'une excellente pizza quatre fromages au feu de bois et d'une divine glace italienne comme seuls les Italiens savent les faire.

Le must pour moi : la glace au parfum crème caramel de la Gelateria Rinomata près des Navigli.
Bonheur de flâner dans les rues de Brera, de se promener dans le Parc Sempione et de prendre un délicieux cappucino ou espresso.
Bref j'ai déjà envie de retourner en Italie, un pays que j'aime et que je connais si peu moi qui voyage tant.

Voyage en Corée

Posté le 16.02.2008 par arnaudaroundtheworld
Vendredi 28 septembre 2007 - 16h45 : le vol EK 322 d’Emirates en provenance de Dubai vient de se poser à l’aéroport international d’Incheon au nord ouest de Séoul.

Je salue mon voisin de gauche, un Coréen expatrié en Arabie Saoudite qui travaille dans le secteur pétrochimique.

Il avait passé une partie de la nuit à me raconter sa morne vie d’expatrié en Arabie Saoudite qu’il ne pouvait plus supporter avant de commettre le pire des péchés dans les pays du Golfe : s’enfiler un whisky cul sec.
A la vitesse où il l’a bu on pouvait comprendre qu’il avait subi une longue privation.

Long couloirs à n’en plus finir puis l’immigration : Ca y est me voilà arrivé au Pays du Matin Calme (ou plutôt au Pays du Matin Frais selon une traduction plus littérale de Paul Claudel).

Encore quelque mètres : un petit monsieur m’attend .
Le père de mon ami coréen Jae-Kyun rencontré sept ans plus tôt à Toronto au Canada.
Sortie de l’aéroport dans une berline made in Korea aux vitres fumées toute droit sortie de mon imaginaire de films de mafieux hong kongais.

Vitesse de croisière sur une large autoroute aux nombreuses voies .
Multitude d’échangeurs autoroutiers s’entremêlant tels des tentacules de pieuvre.

Arrivée à Séoul, mégalopole asiatique avec ses gratte ciels de taille moyenne, ses innombrables lumières et son réseau routier me faisant penser à Los Angeles.
Arrivée chez mon ami dans une tour d’habitation semblable à de nombreuses autres à Séoul dont seul le gigantesque numéro sur la façade permet de la distinguer des autres.

Repérage du quartier avec la visite du marché de rue au bas de l’immeuble.
Oui je ne rêve pas je suis bien en Asie avec toutes ses odeurs et ses couleurs : montagnes de piment, pyramides de fruits et têtes de cochon exposées tel des trophées.

Après m’être déchaussé comme il est de coutume dans les maisons coréennes et avoir pris un peu de repos, voilà arrivé le moment du premier dîner préparé par la maîtresse de maison.

Première chose qui m’étonne : comme dans la plupart des pays orientaux, la maîtresse de maison s’efface pour laisser son mari, son fils et son invité dîner entre eux.
La maîtresse de maison reste en retrait pour pouvoir s’occuper au mieux du convive que je suis.

Premier dépaysement gustatif : kimchi bien sûr (un repas coréen sans kimchi c’est comme un pub irlandais qui ne servirait pas de Guiness), viande de bœuf grillée et macérée dans une sauce soja (bulgogi) plus connue en France sous le nom de « barbecue coréen » et plein d’autres « banchan » (petits accompagnements) qui sont servis avec le plat principal : bol de riz gluant et soupe.

Côté boisson, découverte du soju, un alcool fort coréen à base de riz très réputé et puis ma bière coréenne préférée (la Hite).
Pour respecter l’équité et éviter de passer pour un publicitaire tendancieux, je dirai que j’aime aussi la bière OB.

Après le dîner, promenade dans les alentours animés de mon immeuble où s’agglutinent les « noraebang » (bars karaokés).

Cette marche nous assoiffe et mon ami coréen et moi entrons dans un bar classique, commandons une bière (une deuxième Hite pour moi) et c’est alors que je fais la découverte d’un petit encas bien particulier en guise d’apéritif : un ver à soie (silk worm).
Miam miam !!!!!!!!!!!!!!!!

Le lendemain matin réveil aux aurores pour un premier petit déjeuner où je déguste quelques hangwa (petits gâteaux de riz coréens).

Puis traversée de Séoul encore assoupie.
Direction : la Maison Bleue, siège de la présidence de la République de Corée et les collines environnantes.
Le plus beau panorama sur Séoul mais interdiction de prendre des photos car c’est un site sensible surveillé par les militaires.

Pour réconcilier les différentes traductions je dirai que ce premier matin fut à la fois calme et frais (je supportais bien mon petit blouson).
Première séances photos avec le regard vitreux marqué par le décalage horaire.

Après visite du National Cemetery où sont enterrés de nombreux soldats coréens tombés sur le champ de bataille pendant la guerre de Corée entre 1950 et 1953 .

C’est à cet endroit qu’est aussi enterré Park Chung -hee, dictateur de Corée du Sud assassiné en octobre 1979 par le chef des services secrets coréens.

Celui-ci reste très populaire en Corée car il est le père des « chaebols », ces gigantesques conglomérats, piliers de l’économie coréenne qui ont permis le miracle économique coréen.

Retour à la maison vers 10 heures pour un vrai petit déjeuner coréen : effet du décalage horaire sans doute je n’ai pas vu de différence avec le dîner de la veille : encore du kimchi et du bulgogi.
Délicieux mais inhabituel pour moi à une heure aussi matinale.

Après un repos bien mérité, embarquement dans la voiture de Jae-Kyun équipée comme toute voiture coréenne d’un GPS à destination du village folklorique coréen, lieu de tournage pour les séries télévisées coréennes qui permet aux touristes dont je fais partie de me faire une idée de l’habitat traditionnel coréen.

Petit cours explicatif sur l’ « ondol » , le système de chauffage par le sol, spécialité coréenne très agréable une fois venus l’hiver et ses vents en provenance de Sibérie.

Le soir, dîner avec Jae-Kyun et un de ses amis prénommé Kim Jong-Min.
Attention on ne ris pas car malgré une petite ressemblance dans le nom ce n’est pas le Kim auquel tout le monde pense.

Faut-il rappeler que le patronyme Kim est très répandu en Corée.

Dimanche:

Le matin visite du quartier de Yongsan où se trouve installé le quartier général des forces U.S en Corée avec tous ses magasins d’électroniques où l’on trouve de tout (des appareils photos, ipod, DVD et pas que des originaux bien sûr).

L’après midi promenade dans le quartier jeune et branché de Myeong Dong avec toutes ses boutiques de mode et déjeuner dans un restaurant de nouilles : un peu de changement alimentaire.
Puis Insa-dong avec ses boutiques d’antiquité, de babioles pour touristes et son festival de rue (reconstitution d’une procession traditionnelle) .

Arrêt détente pour siroter un excellent thé dans une maison de thé traditionnelle du Quartier d’Insa-dong.

Juste avant la tombée de la nuit :visite de mon premier palais royal : le Palais de Deoksungung.
Malgré de nombreuses destructions occasionnées notamment par l’invasion japonaise de 1592 (guerres Imjin), ce palais est le premier d’une série de splendeurs qui vont m’émerveiller à travers Séoul.

Puis promenade nocturne dans le marché coloré de Namdaemun et sur la place de la mairie de Séoul qui un certain jour de 2002 s’est parée de rouge pour célébrer les exploits de l’équipe nationale de football.

Il faut dire que les Diables Rouges avait un véritable enjeu pour gagner la Coupe du Monde de football de 2002 bien loin des intérêts financiers des joueurs du football européen.

Ils accueillaient le monde chez eux et tout exploit leur permettait d’échapper au service militaire qui aujourd’hui encore occupe deux ans de la vie des jeunes coréens.
Ce qui permet aux jeunes étudiantes de gagner du temps dans leur études sur la gent masculine.
Inégalité inversement proportionnelle avec l’écart de salaires et de responsabilité Hommes-Femmes dans le monde de l’entreprise par la suite.


Lundi matin gare de Séoul : embarquement à bord du KTX, le TGV coréen made in Alsthom.
J’ai juste l’impression d’avoir déjà pris ce train quelque part.
Oui quelque part dans mon pays : la France.
Sur le quai on est accueilli par des hôtesses habillées en rouge (comme les gilets rouges à la SNCF) mais en plus sexy.
Le départ est ponctuel comme la SNCF quand ça marche.

Direction Busan, le premier port du pays et 2ème ville du pays après Séoul
Là commencent à défiler des paysages montagneux magnifiques tout le long du trajet d’une durée de 2h50 minutes.


Arrivée à Busan.
Nouvelle ville , nouveau système de transport il faut tout réapprendre depuis le début.
Là je rencontre un Turc d’Istanbul qui comme moi semble légèrement décontenancé par l’automate vendeur de ticket.
Et comme par hasard je devais le rencontrer à nouveau en visitant le temple de Jogyesa à Séoul.

Installation à l’auberge de jeunesse belle comme un cinq étoiles européen (vraiment là je suis bluffé même si j’exagère un peu).
Fin d’après midi : détente sur la plage de Haeundae, une des plus belles plages de Corée du Sud en attendant le premier coucher de soleil sur une plage depuis le début de mon séjour.
Le coucher de soleil sur les montagnes, encore les montagnes c’est tout simplement splendide.

Le lendemain matin, départ pour le gigantesque marché aux poissons de Jagalchi.
J’en ai pris plein les yeux mais je n’ai malheureusement pas pu assister à la criée du matin qui est vraiment très impressionnante paraît-il.

Visite des marchés de rue à proximité où là encore s’étale une profusion de poissons mais à l’air libre cette fois-ci. Là on est vraiment en Asie.
J’ai autant soif que le poisson aurait besoin d’eau pour rester frais.

Après avoir visité les rues commerçantes proches des marchés de poissons visite du jardin de Yongdusan où siège la statue de l'amiral Yi rendu célèbe avec ses bateaux tortues et de mon premier temple.

En fin d’après midi je prends mon premier bus à destination du parc de Tae Jong Dae où la montagne devient falaise et se jette à pic dans la mer.
Panorama sublime.
Moi qui ai toujours été fasciné par les frontières, voilà que je peux observer à l’œil nu une île japonaise.
Le Japon dans ses îles les plus reculées n’est plus qu’à quelques kilomètres.

Le jour décline, les rues et les fenêtres des immeubles commencent à se couvrir du Taegukki, le drapeau national car demain 3 octobre c’est la fête nationale coréenne.
Retour dans le quartier de la gare.

Je suis en avance et décide de me promener dans Shanghai Street le quartier chinois et russe de Busan.
Mais dans cette rue point de russe blond aux yeux bleu style moscovite.
Simplement des russes d’Asie aux traits vraiment asiatiques.
Seules les pancartes en cyrillique indiquent que nous sommes dans le quartier russe.

Retour à Séoul dans la soirée.

Le 3 octobre c’est la fête nationale
Mis à part l’apparition de nombreux drapeaux nationaux plus impressionante qu’en temps normal je n’ai rien observé de spécial.

Le matin visite du Palais Gyeongbokgung, le plus grand palais royal de Séoul qui fut atrocement défiguré pendant l’occupation japonaise amorcée en 1910 qui décida d’y construire un bâtiment hideux siège de l’administration coloniale japonaise.
A l’entrée gardes en costumes traditionnels très colorés.

Puis visite du Musée Folklorique National de Corée qui me permet d’apprendre beaucoup de choses sur les us et coutumes et plus généralement sur la vie quotidienne en Corée avec notamment un petit cours instructif sur la préparation du kimchi, qui bien qu’étant le plat national comporte de nombreuses variantes régionales.

Les diversités régionales ne l’empêche pas néanmoins d’être un plat national qui de Séoul à Busan en passant même par Pyong Yang se retrouve sur toutes les tables coréennes.
E pluribus unum diraient les Américains.

Le jeudi journée marathon commencée par la visite du Palais Changdeokgung avec son célèbre jardin secret (Huwon) paré des premières couleurs automnales qui lui donnent une teinte magnifique.
Puis visite du Sanctuaire Royal de Jongmyo où sont conservés les tablettes mortuaires des rois et reines de la dynastie de Joseon et prolongation vers le Palais Changgyeonggung qui fut autrefois transformé en zoo sous l’occupation japonaise.
En fin d’après midi visite du marché de Dongdaemun puis retour chez mes amis.

Vendredi, le matin je me dirige vers le village Namsangol au pied du mont Namsan qui présente un échantillon de maisons traditionnelles coréennes.
En début d’après midi je pars retrouver mon deuxième ami coréen Johnny.
Il me fait découvrir la Tour Namsan avec son superbe panorama sur Séoul et me donne un magistral cours d’orientation et d’aménagement architectural de la ville.

Promenade sur les berges de la rivière Hangang puis visite du quartier financier de Yeouido qui abrite aussi les sièges de chaînes de télévision.

Enfin à la tombée de la nuit recueillement devant la statue du roi Sejeong, roi très populaire qui avec l’aide de lettrés inventa l’alphabet coréen en 1446 ce qui non seulement permit aux Coréens d’abandonner les idéogrammes chinois, d’enrichir leur mode d’expression par la possibilité de formuler des sentiments intraduisibles en chinois mais aussi d’aider le touriste occidental du XXIème siècle que je suis.

Comme me le fait remarquer mon ami Johnny, le coréen s’écrivait initialement de droite à gauche et de haut en bas (comme la plaque commémorative au bas de la statue) alors qu’aujourd’hui il s’écrit de gauche à droite et se lit horizontalement comme les langues latines.
Les lettres du hangeul (l’alphabet coréen) se composent de ronds (symbolisant le ciel), de traits horizontaux (symbolisant la terre) et de traits verticaux ( symbolisant l’humanité).
A coté de la statue se trouvent d’autres inventions du souverain éclairé comme une horloge à eau.
Au loin éclairé par les projecteurs apparaît, le Parlement, véritable arène de gladiateurs.
En effet, il faut admettre que les Coréens sont un peu bagarreurs et les politiciens ne font pas exception.

Le soir dîner et promenade dans le quartier de Sinchon et ses alentours.

Le samedi matin, visite du Musée national de Corée avec ses nombreux joyaux comme une couronne du royaume de Silla.

L’après midi direction Suwon dans la banlieue de Séoul pour visiter un des trésors national de Corée inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco : la forteresse Hwaseong.
Ma première impression bien que réductrice car je ne suis jamais allé la voir me fait penser à une petite muraille de Chine.


Dimanche matin : le grand frisson.

Départ avec Jae-Kyun et sa famille à destination de la frontière avec la Corée du Nord.
Premièr aperçu : des kilomètres de fil de fer barbelés pour éviter l’infiltration d’espions nord-coréens.
Je ne suis pas allé à Panmunjon à l’endroit où se trouvent les baraquements bleu ciel où a été signée l’armistice en juillet 1953.
Je suis allé voir l’Observatoire d’Odusan avec son musée qui retrace par des reconstitutions quelques aspects de la vie quotidienne en Corée du Nord.
Salle de classe et intérieur de maison où trônent les portraits du Grand Leader (Kim il-sung, fondateur de la république démocratique et populaire de Corée) et son fils Kim jong-il (actuel dirigeant de Corée du Nord).

Et puis, montée sur la plateforme d’observation : la Corée du Nord n’est qu’à trois kilomètres.
A l’aide de jumelles, observation de paysans accroupis dans les champs de fermes collectives,charrue tirée par un attelage de bœufs ensemençant la terre, passants à bicyclette, bâtiments fantômes juste crées pour la propagande.

Je suis en Corée du Sud pays encore plus moderne que mon propre pays la France et en face j’ai l’impression de voir mes arrière grand parents dans les champs en Normandie dans les années 30.
Le contraste est saisissant.

Plus réjouissant fut aussi la possibilité d’observer des espèces d’oiseaux rares, car la frontière inter-coréenne (au sein de la zone tampon démilitarisée et administrée par les Etats-Unis et l’ONU) c’est aussi un paradis pour ornithologues.

L’aspect positif de la guerre de Corée est qu’elle a contribué indirectement à la création de facto d’une réserve naturelle sans égale, refuge de faune et de flore disparus depuis longtemps du reste de la péninsule coréenne.

Près de l’observatoire se trouve un autel où des Coréens vivant au sud mais originaires du nord peuvent observer le culte de leurs ancêtres reposant en Corée du Nord.

Déjeuner arrosé au makkoli, alcool à base de froment.

Puis visite du Freedom Bridge lieu d’échange des prisonniers au moment de la guerre de Corée où de facto la Corée du Sud s’arrête.
Non loin de là se trouve le « Cheval qui ne voulait pas s’arrêter de courir » locomotive du train qui a été stoppé à cet endroit en juillet 1953 après le cessez le feu.

Puis retour à Séoul sous une pluie battante.
Un typhon qui se rapproche de la péninsule coréenne a été annoncé à la météo.

Nous profitons d’une courte accalmie pour visiter Olympic Park, son paysage vallonné et ses anneaux olympiques vestige de l’accueil des Jeux Olympiques à Séoul en 1988.

A la nuit tombée visite avec le père de Jae-Kyun du quartier d’Itaewon (le quartier des étrangers de Séoul).
Signe d’ouverture de la Corée vers le monde on y rencontre non seulement des occidentaux blancs et noirs mais aussi des Arabes du Golfe et voilà qu’on trouve des gargotes où on peut manger la cuisine d’Istanbul, Delhi ou Beyrouth.

Deuxième lundi : retour à la garde de Séoul pour prendre un train express à destination de Gyeongju au sud du pays.
Cette fois-ci le voyage durera près de 6 heures mais c’est un bon moyen de découvrir la Corée et ses paysages à une allure plus sereine que le rapide KTX.

Après six heures de voyage, arrivée en gare de Gyeongju, ancienne capitale du royaume Silla.
Je saute dans un bus direction le temple de Bugulska, chef d’œuvre inscrit lui aussi au Patrimoine mondial de l’Unesco à quelques kilomètres à l’extérieur de la ville.
Les plus beaux monastères de Corée se trouvent dans les montagnes car dans le passé la dynastie Joseon avait retiré les privilèges dont jouissaient les religieux et avait démantelé la plupart des lieux de cultes urbains.

Ainsi pour mieux se cacher et se tenir à distance du pouvoir royal installé en zone urbaine, les moines bouddhistes sont partis se réfugier dans les montagnes coréennes.
D’ailleurs le penseur Confucius ne disait-il pas que « l’homme intelligent aime l’eau mais l’homme bon lui préfère la montagne » .

Après la visite de ce monastère, continuation en bus vers la grotte de Seokguram qui abrite en son sein un merveilleux bouddha blanc.
Tout le long du chemin allant du parking à la grotte, une ribambelle de gamins me pose la question habituelle pour tout « alien » de mon espèce :
- Where do you come from ?
- What’s your name?
Suivi du commentaire suivant:
- You are handsome
- You are a genius (bon sans fausse modestie ça je le savais déjà).

Il est 18 heures : le dernier bus s’apprête à redescendre vers Gyeongju et là je mesure les limites de mon coréen balbutiant bien loin de Séoul.

Le chauffeur de bus arrive seulement à comprendre que contrairement à ce que je lui ai dit en montant je ne vais pas au monastère de Bugulska mais que je désire redescendre en centre-ville.
Un geste internationalement compris pour me signifier qu’il faut que je paie un supplément car je change de destination.

Là j’essaie de lui montrer sur un plan que je désire rejoindre ma guest-house près du parc des tumulus royaux.
C’est alors que je rencontre dans le bus un japonais qui comprend l’anglais mais qui visiblement n’arrive pas plus à se faire comprendre du chauffeur en parlant un rudiment de coréen.
Je regarde le japonais, puis le chauffeur et c’est alors qu’on explose tous les trois d’un fou rire communicatif.
Finalement je descends à la gare routière des bus express avec le japonais et je me dis que j’arriverai bien à me retrouver tout seul.
Seulement il fait nuit et je suis obligé de me mettre sous un lampadaire pour regarder le plan pour m’orienter sachant qu’en Corée seuls les quartiers et les arrondissements sont mentionnés (les noms des rues ne sont jamais mentionnés).
Cela ne m’a pas franchement aidé à la tâche.

Je suis alors une route en croyant voir dans l’obscurité un terrain légèrement vallonné ressemblant à un tumulus mais plus j’avance plus les lumières et par conséquent les occasions de reluquer mon foutu plan se font rares.

Paniqué j’appelle Jae-Kyun à Séoul et en rebroussant chemin à la recherche d’un taxi je finis par atterrir par le plus pur des hasards devant le parc des tumulus.
Me voilà rassuré : la guest house ne doit pas être loin mais je ne suis pas au bout de mes peines.
Je rentre dans un commerce, m’achète un Fanta et demande au commerçant où je peux trouver la guest house « Sarang Chae ».
Le problème est que « Sarang » veut dire « amour » et que la grammaire coréenne me faisant défaut , il ne comprend pas ma question et me répète inlassablement le prix de mon Fanta.
Une fois mon Fanta payé et finissant par insister par des gestes, il finit par comprendre m’indique une rue que je prends sans me poser de questions.

Et puis après avoir tourné en rond et demandé à d’autres passants j’arrive enfin dans cette charmante guest-house où je prends possession de ma petite chambre proprette « Korean style ».
Vraiment sympa et très internationale (je rencontre la planète : Allemands, Américaine, Thailandais, Suisses mais je suis encore le seul Français.

Le lendemain matin après un petit déjeuner occidental, je décide de visiter le parc des tumulus et l’étang d’Anajpi.
Magnifique contraste de couleurs avec le vert des tumulus au premier plan et le bleu des montagnes à l’arrière plan (oui encore des montagnes).

Puis direction la gare des bus « intercity » où les destinations ne sont indiquées qu’en coréen.
Heureusement je sais écrire ma destination en coréen (Sokcho) et j’ai demandé à l’office du tourisme adjacent à la gare à quelle heure partait mon bus direct pour Sokcho.

Seulement voilà, le flot de bus arrivant et entrant dans la gare étant incessant j’ai le malheur de demander où prendre le bus pour Sokcho au guichet pour me rassurer vingt minutes avant le départ prévu.
Mal m’en a pris.
La guichetière se met à crier à un gus en lui expliquant que je recherche le bus pour Sokcho et me voilà emmené manu militari à bord d’un bus dont je ne vois pas la destination.

Juste le temps de réaliser que l’on m’a fait prendre la bonne direction (en comparant les indications des Allemands rencontrés la veille et les panneaux sur l’autoroute).
J’ai juste pris le tortillard au lieu du direct.
Me voilà parti pour près de six heures de car.

Splendide route côtière bordée de magnifiques plages mais la route semble avoir été tracée par un alcoolique car ça serpente tout le long du trajet.

Mais il en faut plus pour effrayer mon chauffeur à tel point qu’à un moment je me demande si au prochain virage je ne vais pas me retrouver aplati comme les rangées de poulpe séché qui longent la route.
La nuit tombe sur la route et peu après les premières lumières des hôtels se profilent à l’horizon.
J’arrive à la gare routière de Sokcho, terminus de mon bus.
Je prends un taxi et arrive à l’auberge de jeunesse.
Là je ne suis pas au bout de mes surprises : le réceptionniste me dit qu’ici les réservations sur Internet sont inconnues.
Or, j’avais réservé sur le site Internet : heureusement que je n’avais pas payé le montant de la réservation mais simplement des arrhes.

Le lendemain matin, départ pour une randonnée dans les Seoraksan.

A l’entrée du parc, alors que je regarde mon plan, une Asiatique s’approche de moi.
C’est alors que dans un anglais parfait, elle me demande si elle peut regarder le plan et si elle peut se joindre à moi pour la randonnée.
Les sentiers de randonnée étant tellement fréquentés (les Coréens sont aussi des gens grégaires débarquant par cars entiers pour les randonnées), je ne juge pas utile de me méfier.

Et j’ai bien fait.

En effet, elle me raconte qu’elle est citoyenne américaine d’origine coréenne mariée puis divorcée d’un américain de Hawai.
Son fils appartient aux forces armées américaines stationnées sur l’île de Guam.
C’est alors que nous commençons une randonnée assez culturelle avec d’excellentes explications en anglais sur les lieux que nous aperçevons comme Biseondae (à cet endroit, il y a un rocher plat d’où un ange serait monté au ciel).

Panoramas montagneux à couper le souffle jusqu’à une grotte où se trouve un lieu de prière bouddhiste.
Là je ne peux pas être plus zen (sans mauvais jeu de mots).
Puis redescente et déjeuner dans un restaurant coréen où je déguste d’excellent poulpes grillés et épicés.
Un pur bonheur.

Jeudi matin vers 6h45 du matin : réveil à la coréenne.
Pas de coq comme en France.
Juste un collège entier qui a eu l’idée de se loger à coté de mon auberge et un accompagnateur a eu l’excellente idée de parler avec son gigantesque haut parleur pour réveiller et les élèves et moi-même.
Tout ça pour dire « hana, tûl, ses »(un, deux, trois).
Putain on est pas dans une caserne ici.

Bon bref voyons les choses positivement : à cause de ce réveil bien matinal j’ai pu commencer une nouvelle randonnée sympa, profiter de la beauté de la montagne et de son silence.
Après une bonne marche de deux heures, arrivée au sommet avec un panorama éblouissant sur les montagnes avec au loin la mer.

Ce panorama se mérite car en plus du sentier traditionnel, la phase finale de l’ascension se termine par un gigantesque escalier de près de 1800 marches accroché à la paroi rocheuse avec le vide sous les pieds (à ceux qui ont le vertige mieux vaut s’abstenir).

Redescente à la mi-journée avec visite d’un dernier temple au bas des chemins de randonnées où je rencontre une Australienne fort sympathique qui recherche un compagnon de randonnée.

Malheureusement, il est temps pour moi de repartir pour Sokcho puis Séoul.

Une fois sorti du parc des Seorak-san, je me dirige vers un arrêt de bus redescendant vers Sokcho.
Me voilà embarqué pour un voyage d’une demi-heure de trajet à bord d’un bus bondé rempli d’une cinquantaine de personnes au lieu de la vingtaine réglementaire.
Il n’y a rien à dire : « on est serré comme des sardines » (euh un Coréen dirait plutôt comme des pousses de soja ).

Arrivé à Sokcho en attendant mon bus pour Séoul je flâne sur la plage.
En face une île pas très déserte me donne envie de partir m’aventurer en mer mais une voix sage me chuchotte que mon travail m’attend à Paris lundi matin.

Gare routière de Sokcho : en attendant mon bus je rencontre Bernardo, un péruvien qui une fois connu ma nationalité me parle dans un français limpide et nous sympathisons.

Avant de prendre le bus, arrêt pipi dans les toilettes de la gare routière.
Une odeur nauséabonde mélangée à une effluve d’ail me porte au cœur et c’est alors que j’observe une chose insolite : sur une porte il est marqué « toilettes réservées aux étrangers ».

J’ai tout juste l’impression d’avoir atterri dans l’Afrique du Sud de l’Apartheid avec une séparation locaux-étrangers.

Vient l’heure du départ, je prends place dans mon siège confortable comme un siège de classe affaires en avion , direction Séoul.

A un moment, sur l’autoroute, un car boîte de nuit nous dépasse ce qui m’amuse.

Le lendemain matin, derniers errements dans la capitale coréenne à la recherche du cadeau impossible pour la famille et les amis.

Le soir arrive, je prends place à bord de la même berline de gangster genre film de Johnnie To.

Direction : l’aéroport international d’Incheon.

Le père de Jae-Kyun me montre les arrivées où deux semaines plus tôt mon voyage commençait puis nous faisons le tour de l’aéroport (la boucle est presque bouclée).
Nous prenons la voie circulaire qui encercle l’aéroport puis le temps est venu de s’arrêter au niveau des départs :mon voyage s’achève.








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