Créer un blog Présentation

Nom du blog :
arnaudaroundtheworld
Description du blog :
Expérience de voyages
Catégorie :
Blog Voyage
Date de création :
16.02.2008
Dernière mise à jour :
22.04.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<

Navigation

Accueil
Livre d'or arnaudaroundtheworld
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Voyage en Corée

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

bonjour
23.03.2008
RSS

Blogs à découvrir :

· ustrip
· lareunionparpekin
· couleursdecultures
· india07
· rando66iut
· madrilenas
· queenstown
· 2ceninde
· moorea
· frenchinoz

Portugal octobre 2006

Portugal octobre 2006

Posté le 03.03.2008 par arnaudaroundtheworld
Après avoir découvert le Portugal en 2003 en visitant Lisbonne, me voilà de retour dans ce charmant pays.

Tout d'abord, la ville de Porto, blottie sur les rives du Douro, fleuve baignée de la couleur dorée des rayons du soleil qui s'y réflètent.

Ma première visions fut les jolies maisons à flanc de colline aux balcons desquels pend le linge comme dans les villes du Sud de l'Italie, les ruelles étroites qui font penser aux favelas du Brésil mais où on se sent en totale sécurité et dans lesquelles je me suis perdu en m'arrêtant au mauvais arrêt de bus en venant de l'aéroport.

Ce fut également une longue (mais fort sympathique) promenade sur les rives du Douro, avec les pêcheurs, les cyclistes et autres promeneurs pour rejoindre l'auberge de jeunesse qui se trouvait à l'opposé de la ville.
Puis une lutte pour trouver un endroit pour me rafraîchir après cette longue marche.
C'est alors que j'atterris dans le bar des sauveteurs en mer où je dégustai une Super Bock bien fraîche.

Porto c'est aussi la Torre dos Clerigos qui bien qu'ouvert aux touristes se trouve drapée dans une robe de rénovation aux couleurs de la marque de bière Sagres avec l'effigie de Pierce Brosnan.

C'est aussi le Palais de la Bourse dont la facade austère cache de magnifiques trésors comme le Hall des Nations mais surtout le somptueux Salon Arabe au décor mauresque inspiré de la Alhambra en Espagne.

A coté se trouve la magnifique Eglise Sao Francisco qui n'est plus affectée au culte en raison de son orgie d'or considérée comme indécente par le clergé au regard des fidèles du voisinage alors démunis à l'époque de sa construction.

Cette beauté se trouve renforcée par l'extrême gentilesse et amabilité des Portuenses (et de tous les Portugais en général).
Quel plaisir aussi de dîner dans un petit restaurant familial portugais rempli d'autochtones en dégustant une excellente bacalhau (il paraît qu'il existe 365 façons de la cuisiner) des lulas grelhadas avec une bonne bière bien fraîche devant le Telejornal, le match de foot ou la télenovela brésilienne de RTP1 ou SIC.

Ou alors le matin prendre un bica accompagné d'un succulent pastel de nata ou tout autre étouffe chrétien (comme les barrigas de freira etc....).

Après Porto, direction Coimbra, ville universitaire par excellence en embarquant à bord de l'Alfa Pendular qui relie Porto à Lisbonne.
Coincidence de la planification de mon voyage, je suis arrivé à Coimbra un mardi soir veille de la rentrée universitaire.

En effet, la rentrée universitaire se déroule à Coimbra tous les seconds mercredi d'octobre (aux alentours du 13 octobre en souvenir du 13 octobre 1537 date à laquelle l'université s'implanta définitivement dans cette ville).

Le mardi soir en sortant de la gargote où je pris mon dîner, je fus surpris par la chaude ambiance estudiantine qui régnait sur la Praça da Republica et dans les cafés alentours envahis d'étudiants en costume traditionnel et cape noir.

C'étaient également des étudiants qui chantent, qui font du bruit avec des cannettes de sodas vides et qui subissent un bizutage comme le jeu de saute mouton.

La tradition de porter le fameux costume (qui coûte près de 150 euros), longtemps considérée comme une marque de conservatisme durant la dictature de Salazar, sut se moderniser et se perpétuer à travers les siècles.
Malheureusement, je ne pus assister directement au rituel de "queima das fitas", rituel où les étudiants vers la fin de leurs études brûlent le "fita" (ruban de couleur que portent les étudiant qui change de couleur selon la discipline).

Coimbra c'est donc d'abord une ambiance et un art de vivre jeune et étudiant qui s'explique par la présence d'une magnifique université.

A dire vrai c'est la vieille université qui est jolie.

La bibliothèque Joanina dont la porte en teck, les étagères en chêne et les chauves souris protègent les nombreux ouvrages de la chaleur, de l'humidité et des insectes bibliophages mais aussi la Chapelle Saint Michel avec plein d'azulejos, la Sala dos Capelos (où les thésards soutiennent leur thèses et où a lieu l'ouverture solennelle des cours), la Salle de l'Examen Privé (où jadis les étudiants de licence passaient leurs examens) et la tour de la Chèvre dont l'horloge comme dans un monastère pour les moines règle la vie des étudiants.

A coté de l'ancienne université se tiennent des bâtiments modernes comme la Faculté de Lettres construite sous Salazar.
Mais Coimbra c'est aussi sa vieille Cathédrale (Sé Velha) dont la construction commença alors que les Arabes étaient encore aux portes de la ville et la Cathédrale nouvelle (Sé Nova) qui comme la Faculté de Lettres est encore une empreinte laissée par l'architecture moderne de l'Estado Novo de Salazar.

Ce fut le plaisir de me promener dans les petites ruelles et la grande rue commerçante qui commence à la Praça do 8 de Maio.
Et puis avant de repartir pour Viana do Castelo au Nord du Portugal via Porto ce fut aussi le souvenir de la dégustation d'un excellent "Pastel de Tentugal".

Dernière étape de mon voyage au Portugal: Viana do Castelo dans le Nord.
Voyage en train à nouveau de Coimbra à Porto puis de Porto à Viana do Castelo.
Petite ville balnéaire très prisée des Portugais paraît-il, cette ville située à l'embouchure de la Lima une des rivières les plus propres d'Europe et non loin des plages de l'Atlantique, elle connut son heure de gloire lors de la conquête du Brésil et des campagnes des Terre Neuvas partant pêcher la morue à l'instar de leurs cousins de Fécamp en France.
Mais je n'apprendrai à personne l'importance de la morue dans la cuisine portugaise et donc l'importance de cette activité dans l'économie locale.

J'en profitai pour flâner dans les rues de la ville avec leurs jolies façades en azulejos, passer devant les demeures des bourgeois des siècles passés, la place du centre ville, le Museu municipal (je n'ai pas pu visiter le Museu do Traje qui vaut le coup).
Je logeai dans l'auberge de jeunesse donnant sur la marina.

C'est une auberge ultra-propre, moderne, très claire (peut être une des plus belles où j'ai dormi dans le monde entier) mais où bizarement personne ne vient (elle est quasi-déserte) donc j'en profite pour en faire la pub auprès de ceux qui aiment le calme.
Il y a deux cours de tennis en terre battue juste à coté (je ne sais pas si on peut louer une heure)
J'étais dans une chambre de quatre lits avec un petit balcon qui donnait sur la marina.
Comme le dit le Routard, la ligne de chemin de fers ne passe pas loin mais ce n'est pas la Gare du Nord et je n'ai pas été gêné du tout.

A noter pour ceux qui ont le pied marin, une nouvelle auberge de jeunesse installée à bord d'un ancien navire hôpital (le Gil Eanes).

Coté gastronomie, j'en profitai pour manger une dernière bacalhau et déguster en dessert une spécialité: le manjerico de viana (un pur bonheur).

Avant de repartir, ascension de la colline pour atteindre la Basilica Santa Luzia (qui ressemble un peu à la Basilique de Montmartre) et d'avoir un somptueux panorama sur les montagnes environnantes et l'Océan Atlantique.

Pour ceux qui voudraient aller plus haut on peut grimper au sommet de la Basilique mais je la déconseille aux claustrophobes car l'escalier est très très étroit.

Redescente sur terre puis retour à Porto par le train: un tortillard qui met deux heures pour un trajet très court mais qui permet d'apprécier les splendides paysages du Minho.

Dernière soirée à Porto pour savourer un dernier dîner dans une gargotte familiale portugaise à l'accueil légendaire.

Et puis vint l'heure du départ en gardant à l'esprit au delà de la rencontre des gens du pays des rencontres avec des gens des quatre coins du monde très enrichissantes au niveau culturel (espagnols, australiens, québecois, brésiliens, mozambicains etc...).

Arrivée à Paris avec la saudade et l'envie de me replonger dans la lecture des romans d'Antonio Lobo Antunes.










:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre message : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus